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Venue

Posté par D_Reg le 27 juillet 2008

Une lettre blanche, possible, de vers et de prose,

Fi d’un nuage – les épines – des sillons floréals,

Une légère couleur, du soir balbutié de roses,

Où le jade, le marbre, le satin – une mandoline –

Et le benjoin croulé de rêves,

Que s’endort le guignon des poèmes, aventurine.

 

Les ténèbres, enjôleuses, câlines de leurs voiles –

Des énigmes, les méandres, les impasses –

Où viennent les mots, à l’entour boréal,

Ornés d’austères, de frileuses timorées,

Une broderie de charmes,

Mielleusement phonème, échoir d’orée.

 

En paroles, et de brille l’astre épanche,

Ineffable, dénouée frêle d’un relent,

Où les mers se frôlent, et d’humecte les cieux,

Elle fonde la demeure – un poème lénifie –

Du regard s’éloigne – de vers, de bleu –

Et la strophe paraît, euphonie.

 

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Oracle

Posté par D_Reg le 27 juillet 2008

Le soleil bleu nuage clairvoyant

Autrefois musique de l’apparaître

Nous raconte au calme du ciel

La beauté native que l’oracle d’être

Où les mots se ferment en priant

 

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L’Automne Feuille

Posté par D_Reg le 27 juillet 2008

Tes yeux mon soleil d’un jour tendre

Poème poésie comme l’azur d’un souhait

Se retrouvant les soirs que l’étoile brille

Où ton regard cheveux ô chant de la nuit

Jardin repose d’une lèvre murmurante

L’automne feuille des rêves amoureux

 

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Poème Créole

Posté par D_Reg le 27 juillet 2008

Le jour mélodie des couleurs effarées

S’en alla corolle vers bienheureux

Ce parfum noir d’une rose amandier

Où respire le soir d’un poème créole

 

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Extraction d’un Vers de Prose

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

[...]

Je marchais sur le ciel ; des saltimbanques, avec des phrases bariolées, défilaient à l’envers, torches à la main, brûlant quelques nuages humides.

Les fleurs tombaient, éclaboussant la mer de pétales ; un carrosse menait le cortège, et des enfants riaient.

Les chapkas prenaient feu !…oh ! La constellation de colère, du scandale et des vices !

Je voyais une pliure de l’horizon, là où se rejoignent la terre, un ciel.

Le monde commença de pleuvoir, et les chatoiements disparurent dans les teintes de la ville.

(…souriantes, les flammes distrayaient des oiseaux, assoupis non loin…)

Une prière faisait des gouaches, à pas d’encens et de musique.

 O clameur voyelle !

 *

La description d’un homme pécheur et souillure de son existence, faite d’alcools et de folies, du mariage et des hôpitaux, de la prison et du vagabondage, de la vie et de ses mauvaises expériences. Un ton – 19ème – bars, poèmes, voyages et anecdotes, débutant par une punition – un recopiage comme nombre d’enfants – celui de lecture, mot qui traversa la vie, trébuchée d’une rencontre – un gendarme vînt : tentatiffe d’asacinat – un regard se tournant vers la foi aux allures soudaines et brusques, une mère qui décède alors que lui-même, emprunt paralytique, et bien qu’ayant été gredin, ivrogne et poëte aux mœurs de vaurien – et puis d’homme regretté ! – et de tout le rencontre lors d’un chemin, la mère de Verlaine est morte, alors qu’il était maladif.

*

Evanescente fleur étoile, sanglotée violon,

Troubadour médiéval, accueilli de vieilles chansons,

Où un lieu se rêve, flou et de sombres vaporeuses,

Un poëte éméché – il était dans une taverne aux viles réputations –

A engueulé l’univers, cherchant querelle à Dieu.

 

Que de plaintes n’avait-il raison de lui exprimer ?

Omnipotent, verbe d’une onde en le possible,

Ce poëte – un individu râleur – au seuil presque dehors,

Maudissait d’une parole sincère – elle venait du cœur –

Un amas de merveilles et de vastes malheurs.

[...]

 

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Epave d’un vieux poème

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

La mer, fragile d’une couleur étoile et de repose,

Où le soleil, fatigue et le poindre du soir,

N’éclaire que de rayons frêles se déposent,

La vague suscite, ne vient que pour repart.

 

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Chemin de campagne

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

La petite route, aux vieux pavés, aux alentours des champs,

A la gauche, à la terre, sous le soleil travaille un fermier,

Sur la droite, les épis, tout jaune, se dodelinent par le vent,

J’y marche calme, paisible, il fait lumineux, c’est l’été.

 

La petite route, aux vieux pavés, qui partout se ressemblent,

Mes pas sont lents – j’aime les sentir ondules sous mes pieds –

L’herbe, sur les abords, par le souffle doux, un peu tremble,

Les insectes tournoient, il fait bleu, chaleur, c’est l’été.

 

La petite route, aux vieux pavés, avachis par tous ces labeurs,

J’observe le poème, un véritable poème, marche de limpidité,

Sur le chemin de campagne, où regardant le seul travailleur,

Je pars de chez moi, prospère, il fait simple, c’est l’été.

 

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Triptyque

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

D’un mot dolent, embaumée saveur, poème,

L’horizon où s’épanche colore, un secret,

Regard aux mouvances calmes vermeilles,

D’un rayon lune étale le vaste d’un souhait.

 

Cette main, délicate fine posée de bleu, lointaine,

Sommeillée le jour d’un relent nocturne, rêverie,

Corolle dont le tact épars, cille, papillonne, lumière,

Un clignement découvre, profusion joviale de vers,

Que l’ombre merveille d’une pensée, parole poésie,

Bleu, fine délicate de cette main posée, si lointaine.

 

Au geste soyeux d’un rayonnement rose matinal,

Il vint des nuages libres d’une constelle beauté,

À se mouvoir vers l’étrange nébuleuse d’une larme,

Le poème maintenant lu, adieu, silence de la pensée.

 

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L’inspiration

Posté par D_Reg le 23 juillet 2008

L’inspiration apparaît comme un envoûtement, le charme d’une quête, un élan judicieux de paroles appropriées quant à l’expression d’une œuvre, et la source – lumineuse – venue pas à pas de la création, nous apparaît comme le premier soleil au coin de la brume, après une errance avec les brouillards, ses méandres, la pensée, ses représentations, où la clarté liminaire se donne telle une escale au port des œuvres d’art.

Néanmoins – après les diverses illusions que peut exercer la terre – il importe de reprendre les flots, avec les vents parfois hasardeux, la solitude, les rigolades, les sirènes, les tourments, la pluie, ou encore les ravages de la tempête, au gré de la boussole nébuleuse, menant vers l’océane conquête, fleur sonore de la poésie.

 

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Le chemin de la poésie

Posté par D_Reg le 23 juillet 2008

Le chemin de la poésie passe entre les écroulements de rêves, au milieu desquels les pensées se découvrent, de loin en loin, se frayant une existence auprès du monde crayeux de la feuille blanche. Sous les arabesques de nos paroles – cette poussière où nos pas se déposent sur le moelleux de la neige – un souffle chaud, caressant la vie, transporte nos pensées vers un ailleurs toujours présent. Le regard est incertain, éconduit, presque perdu, appréhendant l’horizon d’une œuvre qui se profile, par les ornières où l’écriture s’avance, parfois au risque de se briser, séchée par le soleil – rude, ardent – et néanmoins fertile dans les feuilles que l’on cultive.

 

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