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L’écriture

Posté par D_Reg le 23 juillet 2008

Nous aimerions une écriture nouvelle : une musique agréable, lancinante, amusée de savoir et de ne pas comprendre, où les concepts défileraient telle une amertume dépassée, au bord de la mer, où l’on regarderait les flots s’élançant majestueux sur les rocs de notre esprit. Une écriture radieuse, ensoleillée par nos pensées, toujours à l’affût d’un horizon, d’une perspective, d’un regard englobant notre monde, ses saveurs, sa courtoisie de bien-être, ou encore la nonchalance d’un affect éprouvé envers la mer, toujours la mer de nos pensées sur l’océan des aventures dignes d’être solennelles.

 *

Cette écriture possèderait le don de réformer une pensée : rendre l’éclat des lettres, prodiguer une littérature bienfaisante, harmonieuse, en tout être le modèle à poursuivre. Sa piété ne lui enlèverait aucune de ses dispositions pour le vice ou la vertu. Une sagace économie des mots et de la rigueur, accordant la profondeur sur le reflet d’une grammaire, en serait l’exactitude incarnée. Et peut-être y aurait-il la prudence et la fermeté d’un conseil, où elle compatirait avec les plus malheureux en la matière. Une telle écriture réprimerait les abus de la subjectivité, de son épanchement, afin de laisser miroiter la mer sur les rocs de notre esprit.

 *

Le rapport que cette écriture entretiendrait avec la musique serait manifeste. Elle s’écoulerait telle l’ambroisie de notre éternité, sans la moindre peccadille de sable pour ennuyer sa pureté. Elle naviguerait sur les mers de notre monde, débonnaire, prodigue, fraternelle, afin de se recueillir sur les îles bienheureuses de notre aventure, où les phrases viendraient se perdre sur les rocs de notre esprit.

Cette musique s’émanciperait de nos préjugés, faisant vivre la pensée comme des vagues ou des relents, où nous pourrions exister, auprès de la mer, toujours la mer qui revient pour s’en aller, là-bas, vers les contrées inconnues de nos rêves ou de nos théories, non loin des charmes vaporeux du mensonge, de la vérité, qu’importe ! Elle s’en irait loin…si loin des écritures de notre monde…

 

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Là ou meurent des roses

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Rien de mille et blanc éveille l’horizon,

Où un semblant de mer le corail,

Sépulcre des quintessences,

Repose ondule le vitrail,

Et de sonores échoient,

Bleu, navel, délicatement,

Là ou meurent des roses,

Idéales et transparentes.

 

Remarque : l’auteur souhaite souligner la nécessité de lire « là ou meurent des roses » … afin de ne pas réitérer l’erreur volontaire de certaines instances, lesquelles ont diffusé une compréhension inexacte du poème, compréhension ne prenant nullement acte de la volonté de l’auteur et de ses protestations, afin d’en donner une lecture mièvre et insipide, lecture ayant perdu sa dimension proprement philosophique.     

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Broutille amoureuse

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Mon bel amour, ce tendre jour,

Qui du regard les aventures,

Attendre et puis toujours,

Nos cœurs à l’union mille regrets,

Eclair tonne chocolat d’un frisson,

Ce qu’il y a de sanglots,

Quand donne sonore le violon,

Délicate fleur,

Joli papillon,

Il n’y a pas d’amour bienheureux.

 

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Le vieux monsieur

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Assis aux jambes se croisent, et de sinueuses le vêtement,

Un homme s’abandonne : la vie, des encombres, les joies,

Incrédule flot pérenne, et le cœur azur d’enchantements,

Aigri par les époques traversent, tout peindre qu’il est soi,

Découvre continuel, les néfastes que flétris le temps,

Il est incertain, accueille non choix,

Le vieux monsieur est ailleurs – mort – néant.

 

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Une Phrase

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

ô pluriel

 nommant

 le langage – son allure, sa musicalité – tant charmille puisse être ce verbe, considéré de lui, est de viser la venue, son disparaître

 jadis ; étonné, auprès des paroles, silencieux – il n’y avait le fortuit – et regarde l’être, néanmoins lancinant, que naître pas 

 visage de brille ; une phrase paraissait – ce meurtre – où les mots se nomment, peut-être là, actuels et de probités, ou encore impurs, alanguis de festins, où la vie se nomme, peut-être là

 envers son corps, pour lequel il ne réalisait que bavardage, et l’imminente destruction de ce corps, presque souvenir, ornait d’un effacement

 couleur, alliance d’un écart – une vaste plaine – à pas de fardeaux, où la disposition – un là qui se répète – une marche lente

 du regard, virgulé, à la mesure d’une ombre, juste parole, ô vous, pourquoi l’amenée de l’automne 

 vers

 poétique, appréhendée pareille au langage, contenant sa loi – ensemble des limites – cherche à l’actualisation d’un événement, une correspondance

 poème, privilège du signifiant, ou encore du signifié, une audace et un conflit ; mais l’un et l’autre ne sont rupture

 du jouer, de courir, une phrase est d’émanciper…une quête de la transgression, de nulle part et de tous les côtés…

embellir

épars, du chœur, de la folâtre pensée – un jour – idiote et sincère – la nuit – une étoile – serpent ! – campagnard et de chanson   

n’étant las, ni de l’éveil, ni de l’endorme, se veillant

d’égrène – ô fume se disperse – d’une volubile, presque légère, presque infinie

grammaire – ponctuation – où cette structure à la négligence du point, vague

lors d’une rencontre, pars chevelure – prestance coloriée – un son de cristal, et le ciel bleu            

– ce fut le geste du silence –

figuration – ancestrale – pour le regard ; ô parfume que cette prière émane – peu d’arôme le néant – que le poète dépeint, un bois de santal

nocturne présentant, qui étale moire pétrifiée, apparaître d’un mot

est – désenchanté ? – et ne meurt au travers taciturne que le recouvre blanc

vision – où le mot n’est plus l’adéquat pour se nomme – mais la facette, une perspective, son fragment

laideur, où le poète, tant soit-il confus, regretté, un terne poète  

enclos une voix, où mille pensées aboutir ce geste – grâce – un bouquet

brisure de rêve

nuage – mais je ne sais plus ! – car l’imaginaire

fleur

pose une lèvre marine

  d’yeux.

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Les chants de l’automne

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Autant je l’honorais pour te cueillir

Mais ton amour en aurait moins de temps

Où murmurer ne fait que mieux décrire

Les sons de toi toujours ciel languissant

Vain il demeurait bon gémissement

Que beauté les mots soir de la jeunesse

Pourquoi doux reprendre la belle ivresse

Quand la vie en ce pur matin pardonne

Et s’en vient le bonheur simple maîtresse

Que disparus sont les chants de l’automne

 

Et pour autant que le vers bienheureux

Quelque fois éclaircit noble bonté

Lancinant nul amour point mélodieux

Qu’un pleur véritable où s’abandonner

Chagrin du soupir ne pourra penser

Toujours les mots malgré toi souvenirs

Quand je fus seul avec tes bras languir

Où le bleu matin secret ne console

Amusant vers le jour de ton sourire

Que disparus sont les chants de l’automne

 

Et bien que le jour nouveau apparaisse

Comment le charme destin feu nature

Esprit de pouvoir autre que sagesse

Recouvrer les mains de ce cœur obscur

Pourquoi ne mentir le fiel d’imposture

Dont le baiser ne serait que la flamme

Où un bel amour ce reflet de l’âme

En l’espoir saison que plus ne fredonne

Harmonieux les pas dansant de la femme

Que disparus sont les chants de l’automne

 

Et ainsi le mourant d’un flot lagune

Sur le point de sombrer autrefois lune

Où la mer du ciel au regard soupçonne

Dont la chair se vivant pleur l’infortune

Que disparus sont les chants de l’automne

 

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Si je prépare …

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Si je prépare, en ce poème d’ouverture,

La pensée de mon travail, ô consentie,

Alors de mes rêves, qui longtemps ne furent,

Où un regard, que s’endorme la poésie,

 

Je deviendrais, par l’esprit de mon écriture,

N’oubliant le sommeil, beauté endolorie,

Las de ces vers, œuvre d’apparition future,

Que ploie d’une corolle bien accomplie,

 

La rigueur sèche, où un rayon palpable d’aune,

Ne fera guère, en l’écrin vœu de sa lecture,

Comme une ombre…l’ombre de ma chair abolie,

 

Et vacant de son heure rétive à l’aumône,

Ingrate auprès de moi, lointaine d’aucun pur,

Elle invoque les cieux…que d’autres fois j’oublie.

 

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Printemps

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Il pleure sur les chemins de pétales

Bourgeons aux couleurs printanières

Chemins de corolles sous les arbres

Les pistils phosphores de la raison

Sous les branches où des poèmes marchent

 

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De l’automne à l’hiver

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Le ciel triste, où les étoiles se meuvent,

A la fenêtre du soir, attenant de larmes,

Un saule qu’à jamais ne pleuvent,

Les harmonies vainement, une âme.

 

Les masures se toisent démunies,

Une guirlande fête l’ambre d’ingénue,

Choir de folâtres les sentes blanchies,

Où l’invitation d’un paysage, sa venue.

 

Un repli flegme, souple, et de l’être,

Posant le calme étendre d’un poème,

Ondulée, adulée, blême de l’hiver,

Des cristaux meurent, la neige.

 

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