Venue

Posté par D_Reg le 27 juillet 2008

Une lettre blanche, possible, de vers et de prose,

Fi d’un nuage – les épines – des sillons floréals,

Une légère couleur, du soir balbutié de roses,

Où le jade, le marbre, le satin – une mandoline –

Et le benjoin croulé de rêves,

Que s’endort le guignon des poèmes, aventurine.

 

Les ténèbres, enjôleuses, câlines de leurs voiles –

Des énigmes, les méandres, les impasses –

Où viennent les mots, à l’entour boréal,

Ornés d’austères, de frileuses timorées,

Une broderie de charmes,

Mielleusement phonème, échoir d’orée.

 

En paroles, et de brille l’astre épanche,

Ineffable, dénouée frêle d’un relent,

Où les mers se frôlent, et d’humecte les cieux,

Elle fonde la demeure – un poème lénifie –

Du regard s’éloigne – de vers, de bleu –

Et la strophe paraît, euphonie.

 

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Epave d’un vieux poème

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

La mer, fragile d’une couleur étoile et de repose,

Où le soleil, fatigue et le poindre du soir,

N’éclaire que de rayons frêles se déposent,

La vague suscite, ne vient que pour repart.

 

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Chemin de campagne

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

La petite route, aux vieux pavés, aux alentours des champs,

A la gauche, à la terre, sous le soleil travaille un fermier,

Sur la droite, les épis, tout jaune, se dodelinent par le vent,

J’y marche calme, paisible, il fait lumineux, c’est l’été.

 

La petite route, aux vieux pavés, qui partout se ressemblent,

Mes pas sont lents – j’aime les sentir ondules sous mes pieds –

L’herbe, sur les abords, par le souffle doux, un peu tremble,

Les insectes tournoient, il fait bleu, chaleur, c’est l’été.

 

La petite route, aux vieux pavés, avachis par tous ces labeurs,

J’observe le poème, un véritable poème, marche de limpidité,

Sur le chemin de campagne, où regardant le seul travailleur,

Je pars de chez moi, prospère, il fait simple, c’est l’été.

 

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Triptyque

Posté par D_Reg le 24 juillet 2008

D’un mot dolent, embaumée saveur, poème,

L’horizon où s’épanche colore, un secret,

Regard aux mouvances calmes vermeilles,

D’un rayon lune étale le vaste d’un souhait.

 

Cette main, délicate fine posée de bleu, lointaine,

Sommeillée le jour d’un relent nocturne, rêverie,

Corolle dont le tact épars, cille, papillonne, lumière,

Un clignement découvre, profusion joviale de vers,

Que l’ombre merveille d’une pensée, parole poésie,

Bleu, fine délicate de cette main posée, si lointaine.

 

Au geste soyeux d’un rayonnement rose matinal,

Il vint des nuages libres d’une constelle beauté,

À se mouvoir vers l’étrange nébuleuse d’une larme,

Le poème maintenant lu, adieu, silence de la pensée.

 

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Là ou meurent des roses

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Rien de mille et blanc éveille l’horizon,

Où un semblant de mer le corail,

Sépulcre des quintessences,

Repose ondule le vitrail,

Et de sonores échoient,

Bleu, navel, délicatement,

Là ou meurent des roses,

Idéales et transparentes.

 

Remarque : l’auteur souhaite souligner la nécessité de lire « là ou meurent des roses » … afin de ne pas réitérer l’erreur volontaire de certaines instances, lesquelles ont diffusé une compréhension inexacte du poème, compréhension ne prenant nullement acte de la volonté de l’auteur et de ses protestations, afin d’en donner une lecture mièvre et insipide, lecture ayant perdu sa dimension proprement philosophique.     

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Broutille amoureuse

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Mon bel amour, ce tendre jour,

Qui du regard les aventures,

Attendre et puis toujours,

Nos cœurs à l’union mille regrets,

Eclair tonne chocolat d’un frisson,

Ce qu’il y a de sanglots,

Quand donne sonore le violon,

Délicate fleur,

Joli papillon,

Il n’y a pas d’amour bienheureux.

 

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Le vieux monsieur

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Assis aux jambes se croisent, et de sinueuses le vêtement,

Un homme s’abandonne : la vie, des encombres, les joies,

Incrédule flot pérenne, et le cœur azur d’enchantements,

Aigri par les époques traversent, tout peindre qu’il est soi,

Découvre continuel, les néfastes que flétris le temps,

Il est incertain, accueille non choix,

Le vieux monsieur est ailleurs – mort – néant.

 

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De l’automne à l’hiver

Posté par D_Reg le 1 juillet 2008

Le ciel triste, où les étoiles se meuvent,

A la fenêtre du soir, attenant de larmes,

Un saule qu’à jamais ne pleuvent,

Les harmonies vainement, une âme.

 

Les masures se toisent démunies,

Une guirlande fête l’ambre d’ingénue,

Choir de folâtres les sentes blanchies,

Où l’invitation d’un paysage, sa venue.

 

Un repli flegme, souple, et de l’être,

Posant le calme étendre d’un poème,

Ondulée, adulée, blême de l’hiver,

Des cristaux meurent, la neige.

 

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